Gorillaz revient avec Humanz

Audio et Vidéo, Musique

Cet article a été rédigé par Jack Drakel.

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Il y a 19 ans de cela, le chanteur britannique Damon Albarn s’associait au dessinateur non moins britannique Jamie Hewlett dans un projet de groupe de musique virtuel nommé Gorillaz.

Après quelques récompenses prestigieuses (1 Grammy Award, 3 MTV Europe Music Awards …), quatre albums studios devenu cultes, et s’être ancré durablement dans la pop-culture au-delà même de la simple sphère musicale, le plus célèbre des groupes virtuels est de retour !

Avec un nouvel album, nommé Humanz qui sortira le 28 avril, dont 4 des 19 chansons ont été révélées le 23 mars au soir. Un premier concert (complet évidemment) a suivi le lendemain soir dans un hangar Londonien, avec l’intégralité de l’album jouée sur scène, par le groupe ainsi que presque tous les invités.

LONDON, ENGLAND - MARCH 24: Damon Albarn of Gorillaz performs the new album "Humanz" live on March 24, 2017 in London, United Kingdom. (Photo by Joseph Okpako/WireImage)

LONDON, ENGLAND – MARCH 24: Damon Albarn of Gorillaz performs the new album « Humanz » live on March 24, 2017 in London, United Kingdom. (Photo by Joseph Okpako/WireImage)

Et des invités, il va y en avoir, sur cet album, comme dans tout album de Gorillaz. Ainsi que tous les éléments, à juger des quatre premiers titres révélés, qui ont contribué à rendre leurs précédents albums cultes, à savoir de la pop, de la musique expérimentale, du hip-hop, des synthés, un trame narrative, de l’humour, de la mélancolie, et l’irrésistible voix de dépressif accro au Xanax de 2D, le chanteur principal du groupe virtuel et avatar de Damon Albarn, pour un résultat unique et déroutant.

Oui, ça ne vous aide pas beaucoup à vous faire une idée de ce nouvel album, donc parlons de ces quatre chansons !

Ascension, qui ouvrira l’album à venir, avec le rappeur Vince Staples, nous emporte dès l’introduction par son tempo rapide porté par un beat frénétique teinté Drum and Bass, le tout accompagné de synthétiseurs étranges et mélancoliques. Le flow imparable et très mélodique du rappeur se joue du flux rythmique de la production et des breaks plus expérimentaux pour en faire un titre très catchy et doux-amer, qui donne envie de bouger.

Saturnz Barz est le seul titre à pour l’instant bénéficier d’un clip à proprement parlé, parlons donc du clip ! On suit les quatre membres du groupe, 2D, Murdoc, Russel et Noodle, visitant une maison qui va vite s’avérer être hantée par des abominations en animation 3D de type Playstation 1.

Le clip, comme la musique, rappelle le principe de celui de Clint Eastwood, l’un des plus grands hit du groupe, et comporte un potentiel de mème assez phénoménal, sans vous en dire plus je vous invite à le visualiser, mais soyez prêts à voir l’un des membres du groupe dans son plus simple appareil, ou à être agressé par des aliments en CGI.

 

 

La musique quant à elle, est une des plus déroutantes des quatre révélées pour l’instant, un beat très lourd, une basse synthétique dense et oppressante, et une incroyable performance vocale sous autotune de Popcaan, célèbre deejay Jamaïcain de Reggae/DanceHall.

Mais comme pour beaucoup des musiques de Gorillaz, cette première impression passe vite et on se surprend à secouer la tête en rythme sur ce beat industriel qui se densifie au fur et à mesure jusqu’au premier refrain complet avec 2D qui répond à Popcaan, et des chœurs fantomatiques à donner la chair de poule, et on se retrouve finalement à chanter le refrain à tue-tête tout seul dans sa chambre.

Andromeda, en collaboration avec D.R.A.M., plus pop, commence par un beat électronique très synth-pop, rejoint par une basse synthétique groovy, avant de rentrer dans le premier couplet, chanté par 2D, qui est le chanteur principal de tout le titre. Malgré le tempo plus rapide de ce auquel Gorillaz nous avait habitué, subsiste un même ton pop et mélancolique, un contraste de feeling dansant et triste très efficace, qui rappelle les sonorités du titre Rhinestone Eyes, du précédent album Plastic Beach, mais avec un tempo plus dansant. Damon Albarn a déjà prouvé maintes fois que le chant de 2D est fait pour sublimer ce feeling mélancolique très British.

We’ve got the Power, avec Noel Gallagher (Oasis) et la chanteuse française Jehnny Beth, est une pépite pop et entraînante, tempo rapide, message positif (limite hippie pour les frenchies qui seront aptes à comprendre les interjection vocale de Jehnny « On a le pouvoir de s’aimer, OK ? »), refrain incroyablement efficace, beat pop-rock, break mélancoliques, reprises musclées, bref ce titre, un de mes favoris pour l’instant avec Saturnz Barz, est un manifeste de la pop futuriste expérimentale et positive que porte Gorillaz depuis leurs débuts. Allez l’écouter, elle donne une énergie dingue.

Et pour le reste de l’album ? Et bien, vous pouvez attendre, essayer d’assister à un concert de Gorillaz, ou, comme moi, éplucher les interviews de Damon Albarn sur le sujet pour avoir une vague idée de ce qu’il va en être, il a déjà donner une interview sur BBC Radio One jeudi dernier à 19h30 pour révéler la date de sortie de l’album, le 28 avril, les quatre premiers titres, ainsi que le nom des collaborations (Noel Gallagher, De La Soul, Danny Brown, Pusha T, Jehnny Beth, Anthony Hamilton, Grace Jones, Kelela, Rag’n’Bone Man…). Dans son interview il affirme que l’album sera plus énergique et rapide que les précédents (ce qui est confirmé par les morceaux révélés), et que Gorillaz reste pour lui son terrain de jeu musical, le projet avec lequel il se donne toute liberté, qui est la continuité des expérimentations qu’il menait enfant, dans sa chambre avec son premier synthétiseur. Un album qu’il aurait pu faire à 100 % dans sa chambre.

Il vous reste aussi une chanson de l’album à écouter, si ce n’est pas déjà fait, il s’agit de Halleluja Money, avec Benjamin Clementine, sortie plus tôt cette année pour l’investiture de Donald Trump, et qui avait fait du bruit dans les médias, en premier coup de canon annonçant le retour du groupe.

Et dernier élément, Gorillaz étant un projet trans-média, vous pouvez retrouver l’histoire des quatre membres du groupe virtuel sur le compte Instagram officiel, avec des illustrations de Jamie Hewlett, et sur le site web Telekom Electronic Beats qui diffusera en exclusivité des interviews des membres virtuels, des visites virtuelles des studios, des photos et illustrations exclusives…

On se retrouve le 28 Avril !

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Cet article a été rédigé par Jack Drakel.

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Écrit par admin-jelly

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