La Faune Cocasse : Les sirènes

Cinéma, Faune et Flore, Séries

La mythologie c’est un peu notre dada par ici, on ne vous en a pas encore énormément parlé mais on vous conseille vivement de vous pencher sur le sujet ! Donc on commence par le commencement, et une créature qui me botte vraiment depuis plusieurs années, la sirène et évidement sa représentation dans la pop-culture.

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Pour replacer un peu dans l’Histoire, on distingue deux représentations de la sirène dues à deux origines bien distinctes. La plus connue – celle qui nous intéresse ici car beaucoup plus souvent réinventée – c’est la sirène mi-femme mi-poisson qui doit son origine au folklore médiéval scandinave. La seconde, peut-être moins connue du grand public, c’est la sirène mi-femme mi-oiseau, provenant de la mythologie grecque. Toutes deux se rejoignent cependant sur leur fonction ; placées près des récifs ou sur les falaises, elles utilisent leur chant et leur mélodie pour enivrer les marins et ainsi faire s’échouer les embarcations. On parle peu de l’équivalent masculin de la sirène, se demandant même souvent quel nom lui donner, et alors qu’en anglais le nom « merman » est utilisé, en français nous parlerons plus souvent de tritons, plus proche d’un équivalent mythologique aux sirènes, bien que ce nom provienne, en premier lieu, d’un dieu marin.

Symboliquement, la sirène est la personnification de la dualité de la vie humaine, divisée entre sa vie organique et sa vie spirituelle. C’est une création de l’inconscient, allégorie des pulsions obscures et primitives de l’homme, de ses rêves parfois fascinants, parfois terrifiants.

Pour la plupart d’entre nous, la première représentation de la sirène que nous avons gardé depuis notre plus tendre enfance est celle d’Ariel, la petite sirène de Disney (1989). Sa belle chevelure rousse, son visage poupon, ses grands yeux clairs, sa queue turquoise et bien sûr sa fascination pour le monde des humains. Que j’avoue ne toujours pas saisir aujourd’hui, au vu de la coolitude du monde marin (bon ok, sauf Ursula et papa Triton mais bon…). Dans la saison 3 de Once Upon A Time, l’actrice Joanna Garcia Swischer incarne Ariel pour quelques épisodes. On retrouve également une adaptation libre de ce même conte chez Miyazaki et son film Ponyo sur la falaise.

Dans une autre série, que j’ai suivi assidûment dans ma jeunesse (et que j’aime encore regarder parfois), une belle interprétation de la sirène a été mise en scène. Celle de Phoebe, luttant désespérément contre son amour pour Cole, a.k.a Balthazar/La Source, fuyant alors dans les profondeurs aquatiques. Je parle bien évidemment de Charmed et des deux premiers épisodes de la saison 5.

« Descends nous voir, entends nos paroles, nous chantons en-dessous du sol. Une heure durant tu devras chercher, ce que nous t’avons arraché. »

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Si j’avais eu la chance de naître dans le monde de Harry Potter, j’aurais été à Serpentard – je ne m’en cache pas – et la salle commune avec vue sous le lac ne m’aurait franchement pas déplue ; car bien que peu évoquée, la vie aquatique de Poudlard me semble fascinante. Au cinéma, il ne nous ait donné qu’un bref aperçu de cette faune et flore, lors de la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers (la Coupe de Feu). Les participants devant récupérer un être cher immergé dans les eaux troubles du lac noir de Poudlard, se heurtent à plusieurs obstacles, dont des créatures dit « êtres de l’eau ». Bien qu’il s’agissent là de « merrows » ou de « selkies », selon la définition propre à l’univers crée par JKR. De « vraies » sirènes sont cependant bien évoquées, dans le même tome, lorsque Harry cherche à décrypter l’indice de l’œuf et se rend dans la salle de bain des préfets, un tableau représente une sirène d’une magnifique beauté, aux cheveux et aux écailles dorés, assise sur un rocher.

 

Dans le genre « guilty pleasure », laissez moi vous parler de la série H²0 et sa petite sœur, Les sirènes de Mako, qui a participé et participe encore aujourd’hui à ma fascination pour les fonds marins. Le pitch n’a rien de fantastique, je vous l’accorde. Dans la série initiale, trois jeunes filles tombent dans un bassin au centre d’un volcan, dû à l’alignement parfait avec la pleine lune, elles se transforment en sirènes et sont dotées de pouvoir. Désormais, le moindre contact avec de l’eau suffit à les métamorphoser. Elles doivent donc poursuivre leur vie d’adolescente tout en préservant ce secret. Dans le spin-off, l’inverse se produit, trois jeunes sirènes sont bannies de leur banc, suite à la transformation d’un jeune homme, ravivant alors une vieille querelle entre sirènes et tritons. Celles-ci décident alors de sortir de l’eau pour tenter de rétablir la situation.

 

Au même titre que l’essoufflement général de la saga, l’originalité n’est pas au rendez-vous pour l’histoire de ce quatrième opus de Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence. Cependant, ce film nous offre une scène – d’attaque de sirènes – remarquable. Le traitement esthétique et « originel » est très plaisant, car plus proche des monstres séducteurs qu’elles sont à l’origine. Au contraire de l’illustration fait dans le film Hook, où les sirènes apparaissent colorés, lumineuses et bienfaitrices.

 

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Sans scénario ni romance derrière, une sirène est pourtant bien connue de tous (et surtout des bobos parisiens que nous sommes parfois), celle de Starbucks, enfin pour parler plus précisément une sirène à deux queues, symbole de fécondité. Et non pas une mélusine comme trop souvent nommée abusivement. Représenté couronnée, elle est signe de prospérité et de stabilité.

Plus éloigné de la pop-culture mais au top dans mon cœur, le poème de Heinrich Heine, Die Lorelei. Celui-ci transcrit la légende d’une nixe (nymphe allemande pouvant être apparenté à nos sirènes) perchée au sommet du très haut rocher du même nom, au bord du Rhin, attirant les navigateurs par son chant jusqu’à leur perdition.

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Écrit par A.J.

Vous vous demandez bien qui peut se cacher derrière ces quatre petites méduses, un peu farouches mais très passionnées. Du coup, c’est un peu le moment où je dois vous parler de moi… Pour le côté barbant, j’ai un bac littéraire option arts plastiques puis j’ai obtenu mon diplôme de stylisme/modélisme. Mais à vrai dire, tout cela importe peu pour vous et pour ce qu’il se passe ici. Le fait est que j’ai toujours aimé écrire et qu’en faisant des études de mode j’ai laissé derrière moi beaucoup de mes passions. Parmi lesquelles, l’art, la danse, l’histoire, etc… Aujourd’hui, j’ai décidé de renouer avec tout ce que j’aime, sans exception. Et je prends plaisir à le partager avec vous tous.

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