Le lin, plus sympa que ce qu’on croit

Mode

Bon, le coton, c’est pas top. Certaines fibres artificielles, c’est bien, mais c’est pas la panacée, et les plus intéressantes ne sont pas encore démocratisées. Mais tout n’est pas perdu ! Aujourd’hui, on se penche sur le cas du lin.

 

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Joli fleur de Fleur de lin. Source

Le lin est une plante, Linum usitatissimum, de la famille des Linaceae, qui a pour origine l’Eurasie. Il en existe de part le monde environ 200 espèces, la plupart sauvages et pérennes. Le lin est cultivé et tissé depuis très longtemps par les différentes civilisations qui se sont succédées sur le continent. Les fibres textiles les plus anciennes ont été retrouvées en Géorgie dans la grotte de Dzudzuana, et ce sont des fibres de lin. Ce sont les Égyptiens qui développeront sa production et ses usages.

L’avantage du lin, c’est que sa culture est facile. Elle demande moins de traitements (engrais et pesticides) et de Soleil que celle du coton, elle se fait donc très bien en Europe. D’ailleurs, la Belgique et la France en sont de grands producteurs. Voici donc un premier avantage écologique : le lin n’a pas les coûts de transport d’une fibre venant dans nos contrées depuis l’autre bout du monde.

Le lin se sème au printemps de fin février à fin mars. Ensuite, la plante met environ 100 jours pour atteindre un mètre. Elle fleurit en juin, durant seulement quelques heures avant de faner. En juillet, le lin est arraché (et non fauché !), puis déposé au sol en nappe d’une largeur d’un mètre. Les capsules contenant graines qui produiront l’huile de lin sèchent alors et prennent une couleur brun-jaune. En août, on laisse les plantes rouir (macérer sous l’action du Soleil et de la pluie), en les retournant de temps à autre pour assurer un rouissage homogène. S’ensuivent les différents étapes techniques afin de transformer la plante en fibre. Cette dernière est ensuite filée puis tissée ou tricotée. Enfin, comme pour tout textile, il faudra blanchir, teindre, imprimer ou apprêter le tissu.

 

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Sac de toile en lin. Source

Les textiles faits de lin seront ensuite utilisés dans l’habillement ou le linge de maison. Les vêtements faits en lin sont confortables, car thermorégulateurs (agréables été comme hiver), il est rare qu’il provoque des réactions cutanées (mais ça peut arriver ! Si c’est votre cas, faites aussi attention à n’utiliser que des textiles avec le moins de teintures et d’apprêts possible), et sa résistance fait qu’il se déforme très peu et ne bouloche pas. Prenant bien la teinture, il est une fibre de choix pour l’industrie de la mode.

Cependant, les applications de la plante ne se limitent pas au textile. En effet, ses graines sont consommées tel quel ou en huile, et bonnes pour la santé. Cette plante est aussi un choix idéal pour créer des matériaux composites, notamment dans le matériel sportif (raquettes de tennis, vélos, skis, etc) ou même carrosserie de véhicules. Elle s’utilise aussi pour réaliser des papiers de qualité, des panneaux, des paillages, des huiles non-alimentaires, etc.

 

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Graines de lin. Source

En bref : consommer du lin, c’est notre ami !

Pour aller plus loin :

Deux articles Wikipedia qui sont pas mal, sur la plante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9#Les_non-tiss.C3.A9s ; et sur le textile : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_(textile)

Un très bon site sur la culture et la transformation textile du lin et du chanvre : http://www.mastersoflinen.com/fre/index

Un autre site très bien fait sur le lin textile : http://www.lelin-cotenature.fr/index.php

Un petit article sur les utilisations du lin : http://www.rustica.fr/tv/utilisations-lin,9313.html ; et un autre : http://blog.cousette.com/en-savoir-plus-sur-le-lin/

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H. Gray
Écrit par H. Gray

Bonjour à vous, mollusques de tous horizons. Ici je me nomme H. Gray et si je devais vénérer un dieu, ça serait Dionysos – et pas ce romain de Bacchus, faut pas déconner. Je vous parlerai séries télés, mode, littérature, dessins animés, parfois jeux vidéos ou choses insolites. Dans la vie, j’ai un diplôme de styliste/modéliste (oui, comme A.J) et je prends très au sérieux tout ce qui ne l’est pas. Ce blog est pour moi l’occasion de recommencer à écrire. Je voulais faire écrivain, en cinquième, puis journaliste. C’est une façon de renouer avec l’enfant à l’intérieur de moi. (Comment ça, je n’ai jamais cessé d’être en contact avec l’enfant à l’intérieur de moi ?)

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