La Faune Cocasse : épisode 3, Skippy Géant

Faune et Flore
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Procoptodon tiré du Prehistoric Mammals of Australia and New Guinea -100 Million Years of Evolution. Long, J.A., Archer, M. Flannery, T.F. & Hand, S. 2003. Johns Hopkins University Press, Baltimore. 242pp.

Ça faisait longtemps, voici venu le troisième épisode de la Faune Cocasse ! Parce que s’il y a bien un truc que j’aime chez les animaux disparus, c’est leur taille. La méga-faune, c’est mon dada ! Non parce que c’est bien joli de dire que les animaux d’Australie sont dangereux et en veulent à la vie des petits humains, mais fut un temps où les kangourous mesuraient plus de 3 mètres de haut, pour une longueur de presque 4. Vous êtes prêts ? Je vais vous causer du Procoptodon goliah.

Qu’est-ce que c’est ?

Comme dit plus haut, le Procoptodon goliah est une espèce de Sthenurinae (pratiquement tous éteints à part le lièvre wallaby rayé), appartenant au genre Procoptodon, dont les espèces étaient des kangourous, tous plutôt grands, on va pas le cacher. Et le goliah était un géant parmi les géants. Il vivait au Pléistocène, entre -2 millions d’années et 50 000 ans, en Australie. Homo Sapiens parcourait déjà le globe. Les plus grands fossiles retrouvés faisaient 3,8 mètres de long et 3 mètres de haut. Les kangourous actuels mesurent rarement 2 mètres de haut. Et c’est déjà bien suffisant avec leurs poings de boxers. Ils différaient des kangourous actuels par leur museau court et le fait qu’ils n’aient qu’un seul ongle à chaque patte. Et malgré leur carrure impressionnante – leurs bras étaient trois fois plus grands que ceux des kangourous de maintenant – ils s’en servaient pour arracher les branches d’arbre, car ils étaient herbivores ; ils mangeaient de l’eucalyptus. Son plus proche parent actuel est le lièvre wallaby rayé, les Procoptodons ayant disparu sans laisser de descendance. Tout comme le reste de la méga-faune Australienne. Qui a d’ailleurs disparu dans un laps de temps assez court après l’arrivée de l’Homo Sapiens sur le continent. Je vous laisse tirer les conclusions que vous voudrez.

 

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Procoptodon goliah, kangourou actuel et homme, vu d’artiste. Je n’ai pas retrouvé la source, si vous l’avez, faites moi signe !

J’adore tout de même imaginer que les humains et ces créatures immenses aient pu cohabiter. Rendez-vous compte, vous vous retrouvez nez-à-nez face à des animaux faisant le double, voir plus, de votre taille, vous regardant de toute leur hauteur, bien ancrés sur leurs puissantes pattes arrières… Je sais pas pourquoi Tolkien s’est inspiré des éléphants pour ses mûmakil (oliphants), quand on peut avoir des supers grands kangourous. En fantasy, ça claquerait pas mal.

 

Quelles sont mes chances d’en croiser ?

 

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Alors, à moins de remonter le temps, de manipulations génétiques, ou encore de découverte de spécimens dans un coin inexploré, isolé et dangereux de l’Océanie, je vois pas bien comment on pourrait en croiser. Mais, I want to believe. Et rien ne m’amuse plus que toutes les nouvelles espèces qu’on découvre régulièrement, alors qu’on pensait pas. Et on a bien retrouvé des cœlacanthes vivants, quand on les croyait éteints depuis la fin du Crétacé…

 

Le Procoptodon goliah dans la pop-culture

A mon grand désarroi, il est assez peu présent. On notera toutefois qu’il fait partie du bestiaire du jeu-vidéo ARK: Survival Evolved.

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« Kua ? » te demande le kangourou ordinaire. Source

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H. Gray
Écrit par H. Gray

Bonjour à vous, mollusques de tous horizons. Ici je me nomme H. Gray et si je devais vénérer un dieu, ça serait Dionysos – et pas ce romain de Bacchus, faut pas déconner. Je vous parlerai séries télés, mode, littérature, dessins animés, parfois jeux vidéos ou choses insolites. Dans la vie, j’ai un diplôme de styliste/modéliste (oui, comme A.J) et je prends très au sérieux tout ce qui ne l’est pas. Ce blog est pour moi l’occasion de recommencer à écrire. Je voulais faire écrivain, en cinquième, puis journaliste. C’est une façon de renouer avec l’enfant à l’intérieur de moi. (Comment ça, je n’ai jamais cessé d’être en contact avec l’enfant à l’intérieur de moi ?)

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