Dragon Ball Super, ça vaut le coup ?

H. Gray

J’ai grandi avec Dragon Ball. D’abord le dessin animé grâce au Club Dorothée puis avec Récré Kids sur TMC. Très vite, il fut le premier manga papier que j’eus entre les mains. Tout mon argent de poche y passa à une époque. C’est qu’il y avait 42 volumes… L’animé ne fut pas en reste, j’avalais toutes les rediffusions possibles, scrutais les programmes TV pour ne pas rater les téléfilms, que j’avais en partie en VHS. Je vous parle d’une autre époque… Mes premiers pas sur internet, pendant au moins une bonne année, furent exclusivement réserver à visiter des sites sur le sujet. J’ai collectionné les artbooks et les encyclopédies. Je possédais de nombreuses figurines et passais des heures à jouer avec. Juste moi et mes figurines. Sans parler des classiques posters et plus tard DVD.
Vous avez dit obsessionnel ?

J’aime Dragon Ball, et je vénère – en tant que fan de BD, pour l’ensemble de son oeuvre – son auteur Akira Toriyama.

Akira Toriyama, autoportrait

Akira Toriyama, autoportrait

Alors quand, en début d’année, j’eus vent d’informations qui faisaient état d’une suite à Dragon Ball, avec Akira Toriyama impliqué, mon coeur ne se sentit plus de joie. Non seulement en animé (qui a continué à avoir des films et téléfilms très régulièrement depuis ses débuts (Dragon Ball GT n’existe pas)) mais aussi en manga.

Le manga et l’animé ont leurs premiers épisodes et chapitres sortis, et suivent – dans l’ensemble – la même histoire. Il est donc temps que je vous en fasse la critique. On va voir de quoi ça cause, si c’est bien, et si vous pouvez vous lancer dedans à corps perdu si vous n’avez jamais lu/vu de Dragon Ball de votre vie. Parce que bon, c’est bien joli tout ça, mais peut-être aimeriez-vous savoir si vous devriez tout rattraper avant de vous lancer dans le manga de l’été.

Let’s go !

Dragon Ball Super, the final fan review of the death !!

Dragon-Ball-Super-jellyfishthinks

Tout d’abord, de quoi ça parle ?

L’histoire se déroule quelques mois après la fin du manga, et du dessin animé Dragon Ball Z. Nos héros vivent un temps de paix, et Son Gokû s’ennuie un peu. Sa famille étant fauchée il est contraint par sa femme, Chichi, de faire quelques travaux de ferme pour joindre les deux bouts. Lui préférerait nettement s’entraîner aux Arts Martiaux, son goût du combat ne s’étant jamais émoussé. Bon gré, mal gré, il s’adapte à une vie paisible, et passe du temps avec son fils Goten, qui, lui, recherche un cadeau de mariage pour sa nouvelle belle-soeur Videl.

Père et fils passent du temps ensembles

Père et fils passent du temps ensembles

Quand Satan le plus grand – et surtout le plus riche – héros du monde vient lui proposer de lui offrir 100 million  de Zenis, Son Gokû y voit la solution à ses problèmes, il va pouvoir passer sa vie à s’entraîner !

Mais pendant ce temps, à l’autre bout de la galaxie, le dieu de la destruction ne semble pas prêt à laisser les terriens profiter de la paix qu’ils ont durement acquis.

A noter que l’histoire sera intimement liée aux deux dernier films, Dragon Ball Z: Battle of Gods et Dragon Ball Z : La Résurrection de ‘F’, mais qu’ils ne sont pas indispensables pour saisir l’intrigue.

On reprend donc doucement une série, avec une intro que certains trouveront un peu molle. Mais moi j’aime assez voir évoluer nos héros dans la vie de tous les jours. Ces situations rappellent que Dragon Ball, ce n’est pas que des combats, mais aussi un univers riche et plein d’un humour absurde délicieux. C’est ce que j’ai toujours beaucoup aimé dans la série. Ça se rapproche même des tout débuts, quand DB n’était pas que de la baston qui détruit des planètes, mais aussi de l’aventure et des petits moments de vie.

A ce stade, vous vous doutez de mon avis : j’ai aimé !

Nous n’en sommes qu’à l’introduction, mais les éléments qui font la série, de l’humour aux Arts Martiaux, et surtout tous les personnages sont bien de retour, là où on les avait laissé il y a 19 ans. Car les différents téléfilms sortis depuis n’ont été que des ersatz, des substituts pour avoir sa dose au fil des ans. Et il faut avouer qu’avant le grand retour des films en 2013, ça faisait longtemps qu’il n’y avait plus grand chose à se mettre sous la dent. A part les très nombreux fanarts/fanfictions/webcomics des fans dévoués. Mais ce n’est pas canon, et je fais partie de ceux aimants la canonicité. Puis il faut dire que maître Toriyama n’était pas vraiment présent sur les dérivés de son oeuvre depuis la fin de la série principale. C’est le genre de chose qui me laisse un goût amer et me peine un peu. (NB : je ne parlerais donc pas de Dragon Ball Evolution. Ça non plus, ça n’existe pas.)

On retrouve tout le monde je vous dit !

On retrouve tout le monde je vous dit !

Comme beaucoup, je classe donc cet animé parmi ceux à suivre cet été – et en tête. Les musiques sont parfaites, entre les nouvelles (dont un ending jouissif) et le thème Cha-la Head Cha-la repris en intro de résumé. Graphiquement, l’image est plus belle, plus moderne, mais malgré une “brillance” que je trouve un peu too much, il faut reconnaître que c’est à la fois classique et plaisant. Quand au manga, s’il n’est pas dessiné par Toriyama, mais par Toyotarô, il garde dans le dessin et le découpage cet esprit si particulier et on a la sensation de replonger dans un pays visité il y a longtemps.

 Je me languissais de ces deux là !

Je me languissais de ces deux là !

Un bémol, ou plutôt une réserve pour la suite : chers scénaristes qui travaillez sur le projet, si vous pouviez rattraper tout le désastre qu’a été Son Gohan depuis l’arrêt de la premier série, ça serait chouette. Alors plus de Super Saiyan pour lui, et hop, il retrouve vite ses super capacités de potentiel révélé par le Kaio Shin, qui le rendent plus fort qu’un SSJ3. Merci bisou.

Je veux ça :

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Mais surtout pas ça :

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De ce fait, vous l’aurez compris, ce “renouveau” n’est pas à la portée des néophytes. Il risque de vous manquer de trop importants éléments si vous ne connaissez pas l’univers. Cependant, en attendant l’arrivée – de façon légale – en français de la série animée et du manga, vous pouvez tout à fait rattraper votre retard ! Commencez donc par le manga édité chez Glénat, et vous ne pourrez plus décrocher…

BONUS : Benibla s’apprête à sortir des Jordan aux couleurs des méchants emblématiques de la série. Inutile de vous dire que j’ai BESOIN d’une paire. (Et si ça marche, y aura celles à l’effigie des gentils aussi, il m’en faut une Piccolo avec ses petites antennes !)

– H. Gray

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H. Gray
Écrit par H. Gray

Bonjour à vous, mollusques de tous horizons. Ici je me nomme H. Gray et si je devais vénérer un dieu, ça serait Dionysos – et pas ce romain de Bacchus, faut pas déconner. Je vous parlerai séries télés, mode, littérature, dessins animés, parfois jeux vidéos ou choses insolites. Dans la vie, j’ai un diplôme de styliste/modéliste (oui, comme A.J) et je prends très au sérieux tout ce qui ne l’est pas. Ce blog est pour moi l’occasion de recommencer à écrire. Je voulais faire écrivain, en cinquième, puis journaliste. C’est une façon de renouer avec l’enfant à l’intérieur de moi. (Comment ça, je n’ai jamais cessé d’être en contact avec l’enfant à l’intérieur de moi ?)

3 Commentaires
  1. The Indie Comics Club

    Super article qui confirme ce que j’ai entendu sur la série! Il faudra donc que je me la fasse en intégralité quand elle sera disponible!

    • jellyfishthinks

      Merci ^^ Ouais, c’est du bon ^^/ et ça fait super plaisir !

  2. Lyse

    J’ai hâte de voir tout ça! DBZ a été pour moi aussi mon premier manga et je l’ADORE!!!

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