Les Oscars 2015 : Le compte-rendu

Cinéma

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Hier soir avait lieu la soirée des Oscars, et Lady Brett était devant la télé ! Elle revient sur la soirée et vous offre ses grands moments !


Lady Brett

La voici, la voilà, la soirée que le monde cinématographique prépare et attend depuis des mois ! Hier soir a eu lieu, au Dolby Theatre d’Hollywood, la 87ème cérémonie des Oscars. Je l’ai suivie pour vous (et aussi un peu pour moi) puisque ce n’est pas une simple cérémonie, c’est une vraie célébration en l’honneur du 7ème art. Et autant vous dire que cette année, la soirée fut une véritable réussite. On revient sur les grands moments.


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Parlons déjà de l’hôte. A.J. vous a fait un bel article pour vous présenter la personnalité, mais qu’a-t-il valu dans cet exercice difficile qu’est la cérémonie des Oscars ?

Eh bien, il a parfaitement rempli le contrat. Ce n’était clairement pas facile après la performance d’Ellen Degeneres lors de la 86ème édition, mais Neil Patrick Harris a brillamment relevé le défi. L’ouverture s’est faite en chanson, accompagnée de Anna Kendrick et Jack Black. La chanson était joliment mise en scène, avec des images de films populaires tels Star Wars ou encore Hunger Games.

Pour le reste de la cérémonie, encore une fois Neil Patrick Harris a géré, avec des hommages à Birdman ou Whiplash notamment, pour lesquels il s’est retrouvé en slip sur scène. On notera aussi sa faculté de répartie et d’improvisation, qu’il a prouvé plusieurs fois lors de la soirée. Notamment le moment où il approche David Oyelowo, acteur britannique grand oublié de ces nominations pour son interprétation de Martin Luther King, qui a soulevé un mouvement d’indignation. Quand NPH le présente et que toute la salle applaudit, NPH n’attend pas pour rétorquer « ah ouais, maintenant vous l’aimez ! », en référence à cet oubli injustifié.

Donc dans l’ensemble, pour ma part, je ne note quasiment pas de fausses notes pour le showman très populaire aux USA, et j’espère qu’on le reverra dans cet exercice lors de prochaines cérémonies.


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Les Oscars 2015 est un show à l’américaine, comme on aime en voir. C’est la cérémonie la plus importante dans le monde du cinéma, donc les moyens pour cette soirée sont énormes. J’ai notamment beaucoup aimé le travail sur le design lors des présentations, qui étaient toutes très belles. Aussi, les décors de la scène, notamment ce cinéma ancien, sont réussis et apportent à cette cérémonie un côté théâtral qui permet une totale liberté dans les performances.

Les performances chantées notamment, nombreuses hier soir. En premier lieu, on peut dire bravo au groupe The Lonely Island pour le show offert sur « Everything is awesome », chanson original du film d’animation The Lego Movie (grand oublié aussi.) A cette occasion, certaines personnalités ont même eu le droit à des oscars en Lego, ce qui leur permet de ne pas repartir les mains vides ! Lady Gaga a aussi assuré un medley hommage au film La Mélodie du Bonheur. Mais l’interprétation phare de cette soirée a été « Glory » de John Legend et Common, chanson du film Selma. Un moment fort, qui a valu une standing ovation et quelques larmes dans le public, notamment pour Chris Pine et David Oyelowo. Moment qui va très sûrement rester dans les annales des Oscars.


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Je profite de parler du duo John Legend/Common pour enchaîner avec les autres moments forts de cette soirée, que sont les discours des oscarisés, qui cette année ont été très engagés. Legend et Common ont donc gagné l’Oscar de la meilleure chanson originale (mérité, mais quand même, “Everything is awesome” est cool)(d’ailleurs, suis-je la seule à avoir du mal à dire “Everything is awesome”?), et leur discours reste le meilleur de toute la soirée, engagé pour les droits de tous les Hommes sur cette planète, pour les personnes qui se battent pour leur liberté, et aussi pour la condition de la communauté noire américaine aux États-Unis, qui plus de 50 ans après le célèbre « I have a dream » de Martin Luther King, reste un problème d’égalité réel.

Ce beau discours pour l’égalité n’a pas été le seul durant la cérémonie ! Patricia Arquette, meilleure actrice dans un second rôle pour Boyhood, a délivré un discours féministe (mais qui semble tout de même faire polémique.), dénonçant notamment le traitement des femmes à Hollywood. Le génial Alejandro González Iñárritu, multiple oscarisé pour Birdman, a rendu hommage à son pays, le Mexique. Mais ce qui m’a le plus marquée, et touchée est le discours de Graham Moore, oscarisé dans la catégorie du meilleur scénario adapté pour The Imitation Game, qui a révélé qu’à 16 ans il avait fait une tentative de suicide parce qu’il n’arrivait pas à trouver sa place dans la société. Il a terminé son discours par ces très beaux mots, dont je vous offre la traduction. « Restez bizarre. Restez différent. Et quand ce sera votre tour d’être debout sur cette scène, faites passer le message. » Dans une société où les jeunes arrivent de moins en moins à trouver leur place et leur repères, ces quelques mots sont forts et importants.


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Et pour finir sur une note plus légère avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit tour d’horizon des autres moments bien cool de la soirée ! Déjà dans les remettants, nous avons eu une envolée de Chris : Chris Pine (ouiii), Chris Pratt (ouiiiiiiii) et Chris Evans (OUIIIIIII) (il aurait fallu les mettre au même endroit dans la salle, comme ça, ça aurait fait comme dans un safari «  et à votre gauche, vous pouvez admirer un troupeau de Chris sauvages. ») Ensuite, Jared Leto et sa blague sur Meryl Streep, encore une fois nominée pour l’Oscar de l’actrice dans un second rôle que Leto remettait « Nous avons quatre nominées. Plus Meryl Streep, en accord avec la loi californienne ». (Jared Leto s’est empressé de remercier pour les applaudissements face à sa blague en ajoutant « merci, je n’étais pas sûr pour celle là », parce que quand on veut rire de la plus grande actrice du monde, on n’est jamais à l’aise.) La (toujours aussi) sublime Lupita Nyong’o et sa langue qui fourche « And the actors goes to… », et la joie de Eddie Redmayn, Oscar du meilleur acteur ! Enfin, j’ai eu un grand moment personnel quand j’ai vu débarquer sur scène Idris Elba et Jessica Chastain, qui sont deux acteurs que j’aime énormément, et j’en profite pour lancer un appel à n’importe qui qui peut les faire jouer ensemble. Je veux un film avec eux. (Du genre… James Bond. *wink wink*)


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Parlons maintenant des gagnants de cette grande cérémonie. Je n’avais pas fait de compte-rendu de mes impressions sur les nominations, déjà parce que lors de leurs annonces, je n’avais vu que très peu de films en compétition. Mais hier, je n’ai quasiment eu aucune déception, et j’avais pu avoir un avis sur les principaux films récompensés puisque je les avais quasiment tous vus (sauf ceux qui ne sont pas sorti ici bien sur).

Ma seule vraie déception vient de l’Oscar du meilleur montage son, qui revient à American Sniper. J’avais trouvé le travail sur le son très bien maîtrisé dans Interstellar, et je pense que ça aurait mérité une récompense. Je trouve qu’en général, Interstellar n’a pas été assez représenté. Ça reste un grand film pour moi.

Aussi, l’absence dans les gagnants du troublant Foxcatcher, qui m’avait retourné. Mais le fait qu’il soit tout de même présent dans les nominés me fait plaisir, parce que c’est un film qui le mérite vraiment.

Pour le reste, ce ne sont que d’excellentes surprises, les deux principales étant l’excellent film Whiplash, récompensé 3 fois tout de même hier, dont meilleur second rôle pour J.K. Simmons. Ce film a un destin exceptionnel, puisqu’il est parti du festival du film indépendant de Sundance, et a tout retourné sur son passage ! Un très beau parcours pour son jeune réalisateur Damien Chazelle, qui peut être fier de lui. Si vous n’avez pas vu le film, et que vous avez la chance d’être près d’un cinéma qui le diffuse encore, je vous conseille fortement de lui laisser une chance, parce que c’est sûrement l’un des films les plus intenses que j’ai pu voir (moment publicité).

Et aussi, dans les grandes surprises d’hier soir, c’est l’hypnotisant The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson qui remporte 4 Oscars ! Plus besoin de présenter le petit génie, et d’ailleurs je crois que je vous ai déjà fait part de mon amour pour lui et son très beau film. Toutes ces statuettes sont amplement méritées, et j’en profite ici pour vous lancer un instant cocorico puisque c’est le compositeur français Alexandre Desplat qui a remporté l’Oscar de la meilleur bande originale (contre Hans Zimmer et la beauté de Interstellar qui m’avait donné des frissons certes) pour The Grand Budapest Hotel, et ça fait plaisir, surtout qu’il est pour moi l’un des plus grands compositeurs du moment. ( Notons aussi qu’il avait été nominé deux fois dans la même catégorie parce qu’il a composé aussi la musique du film The Imitation Game ! )

Pour les autres récompenses, je noterais celles de Patricia Arquette, meilleur second rôle pour Boyhood, attendu mais mérité, et Eddie Redmayn, meilleur acteur pour son interprétation de Stephen Hawkins dans The Theory of Everything (je refuse de valider le nom français de ce film). Ça aurait été pour moi une incompréhension s’il n’avait pas gagné, parce que son interprétation est parfaite.

Le maître Alejandro González Iñárritu et son film Birdman ont remporté 3 Oscars hier, dont les deux principaux, meilleur réalisateur et meilleur film, ainsi qu’un autre qui me tient à cœur puisque c’est une chose à laquelle je suis sensible au cinéma, à savoir la meilleure photographie (pour Emmanuel Lubezki, considéré comme le meilleur dans son domaine). Le film n’étant pas encore sorti en France (mercredi les amis ! ) je ne peux pas juger, mais j’ai énormément de respect pour ce réalisateur (dont je vous ai déjà parlé aussi dans les sorties ciné du mois de février), je suis donc plutôt ravie !


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Et voilà, dans l’ensemble ce fut une très belle soirée, et je suis ravie d’avoir tenu jusqu’au bout pour la suivre ! En attendant la prochaine saison des cérémonies, on se retrouve bientôt pour une nouvelle discussion sur le cinéma !

~ Lady Brett

note : Pour l’instant, les photos et les vidéos de la soirée sont limités, les gifs viennent de Tumblr
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Lady Brett
Écrit par Lady Brett

Mais qui est cette folle de Lady Brett ? Vous devez sûrement vous poser cette question. Et bien je vais y répondre. Ayant eu la chance de grandir dans une maison pleine de livres et de films en tous genres (quand elle n’était pas en train de voguer sur les mers de son enfance) c’est assez naturellement qu’elle a développé une soif de découverte et de partage. De nature un peu trop passionnée, elle rêve sa vie en voyages, au sens littéral comme figuré. Quand elle n’a pas la chance de voyager quelque part, elle le fait dans sa tête rêveuse, grâce à la musique qu’elle écoute tout au long de la journée, ou bien aux nombreux films et séries qu’elle regarde tel un besoin vital, ou encore de ces livres qu’elle dévore par période. Elle aime découvrir, elle aime en parler, d’où l’idée de se lier à ses amies méduses pour ouvrir ce beau blog.

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