Halt and Catch Fire

Séries, Séries Américaines

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Lady Brett est un peu de nature excessive, et quand elle découvre un acteur, il faut qu’elle en connaisse toute la carrière. C’est comme ça qu’elle s’est pris de passion pour la série Halt and Catch Fire, un Mad Men du monde informatique des années 80, starring Lee Pace.


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L’histoire

Le titre Halt and Catch Fire désigne ici un terme donné à un bug sur un des appareils de IBM qui soi-disant faisait chauffer les fils au point de les faire fumer. Ceci n’est qu’une rumeur, mais c’est devenu un terme courant dans le monde de l’informatique.

Et c’est d’ailleurs ce monde là qui est traité dans la série. Nous sommes au début des années 80, au début de sa commercialisation tout public, et nous suivons la naissance du premier « personal computer » portable, de toute la tension et la concurrence autour du produit révolutionnaire. L’action se passe à Dallas, dans la petite entreprise de Cardiff Electric, une entreprise fictive, qui développe le premier ordinateur portable, sous l’impulsion d’un maître du marketing, Joe MacMillan, homme mystérieux, impulsif, égocentrique et manipulateur (t’as vu il a tout pour plaire) qui va emmener dans ce tourbillon créatif Gordon Clark, ingénieur informatique brillant mais qui s’est déjà brûlé les ailes avec l’échec d’une première création, ce qui lui a fait perdre toute confiance en lui et Cameron Howe, jeune as du codage, insoumise et un peu punk. A eux trois, aidés aussi de la femme de Gordon, la belle Donna, ils vont déjouer les tours de la toute puissance IBM et tenter de monter ce projet ambitieux.

La série, comprenant 10 épisodes d’environ 45 minutes, tient réellement en haleine jusqu’à la dernière minute, tant elle est pleine de rebondissements et de nouvelles situations rendant difficile la mise en place de ce nouveau projet.

Halt and Catch Fire, distribué par AMC depuis juin 2014 (oui, c’est tout bébé), a été reçue de manière très positive par les critiques, qui la comparent volontiers avec l’excellent Mad Men. Et détrompez vous, malgré cet univers exclusivement informatique, il ne suffit pas d’être du type « nerd » pour aimer, c’est réellement une bonne série, et je m’en vais vous expliquer pourquoi j’ai eu un petit coup de cœur.


 La fine équipe de winners

La fine équipe de winners

 

Des personnages et leurs acteurs au top niveau.

Comme je l’ai dit dans l’introduction, si j’ai décidé de me mettre à Halt and Catch Fire, c’est parce qu’il y a Lee Pace dedans. Je peux vous donner 10 bonnes raisons d’aimer cet acteur (et le fait qu’il ait joué dans Breaking Dawn n’en fait pas partie), je peux aussi vous donner quelques raisons de l’aimer, lui ainsi que ses collègues, dans cette série.

Les personnages de cette série sont réellement intéressants, et ont tous une psychologie poussée. Ils ne sont pas ni tout noir, ni tout blanc, ont chacun une personnalité propre et vous allez les détester autant que vous les aimez. (Sauf Donna, je l’ai aimé tout le temps).

 Comment ça j'aurais pu choisir une autre photo ? Je crois pas non.

Comment ça j’aurais pu choisir une autre photo ? Je crois pas non.

On commence avec Joe MacMillan, interprété par Lee Pace donc. C’est sûrement le personnage le plus complexe et celui qui va éveiller le plus de questions chez vous. Ce côté très mystérieux couplé avec cette façon qu’il a de manipuler sans scrupules les gens qui l’entourent font qu’on est à la fois scandalisé et en même temps vraiment attiré par le personnage. (Et juste une side note pour dire que c’est un des rares personnages de télévision qui est ouvertement bi/pan et ça fait plaisir à voir.) Lee Pace y fait un travail fantastique, et la psychologie du personnage mêlée à la carrure imposante et au charisme de l’acteur font que l’on y croit franchement.

 Gordon et Dona

Gordon et Dona

Tout son opposé se trouve dans la personne de Gordon Clarke, cet ingénieur un peu loser et totalement effacé au tout début de la série, qui enchaîne les gaffes, est dépressif, et se laisse marcher sur les pieds, par Joe notamment. Si on veut l’exemple parfait d’un beau développement de personnage, on peut prendre pour exemple Gordon, qui n’est clairement pas le même entre le premier et le dernier épisode. Scoot McNairy, l’acteur qui reprend brillamment le rôle, n’est pas un novice dans le métier puisqu’il a une carrière très longue, on l’a notamment vu dans le très beau film de Ben Affleck, Argo.

Je profite du passage sur ce personnage pour tout de suite parler de sa femme, et au passage mon personnage préféré, Donna Clark. Il faut rappeler que l’intrigue se situe au tout début des années 80 et que l’on était pas encore vraiment plongé dans cette optique de la femme qui peut avoir un boulot (autre que secrétaire et tout) ET une famille. Et bien Donna, c’est exactement l’inverse de cette image de la femme. Elle est elle aussi dans l’informatique (mais dans une autre boite que celle de son mari) dans un poste technique, et elle doit aussi gérer, seule on peut le dire, le foyer familiale et les deux petites filles du couple, tant son mari est absent mentalement. C’est une vraie force de caractère que j’ai aimé voir à l’écran, elle n’est pas exempt de défauts et a aussi ses moments de faiblesses qui la rendent d’autant plus remarquable. Notons que son actrice, la belle Kerry Bishé, a joué elle aussi dans Argo ! (comme quoi, ces deux là ont la tête de l’emploi)

 rien de mieux pour la décrire

Rien de mieux pour la décrire

Enfin, passons à la jeunette de ce groupe, Cameron Howe. Je suis assez partagée sur ce personnage puisque c’est le genre de personnalité à laquelle j’ai du mal à accrocher. (Et aussi parce qu’elle n’a que 22 ans, ce qui fait de moi une vieille bonne à rien aigrie.) Mais il faut en toute objectivité dire qu’elle apporte vraiment quelque chose dans la série, et donner un rôle d’encodeuse de génie à une femme est plutôt cool, parce que c’est rare ! Mais ce côté rebelle fait qu’elle est tout le temps à part et sur la défensive, même si ça lui arrive aussi d’être douce ! (hé oui, l’amour ~) Mackenzie Davis a été vue dans un petit rôle dans le récent ‘Et (beaucoup) plus si affinité !’

Les personnages sont vraiment la clé de la série, et ce qui fait qu’elle est aussi attirante et captivante.


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Et au niveau technique ?

Au niveau de la réalisation, il n’y a pas grand chose à remarquer, c’est une réalisation de série assez simple, très AMC, rien de particulier en somme, mais une qualité cinématographique simple n’est pas nécessaire à la télévision.

Par contre j’aime beaucoup la musique utilisée, très… bah très 80’s. (Une chose de plus que tu apprendras sur moi, cher lecteur, j’adore la période 70’s et 80’s en matière musicale, Dave Gahan pour la vie <3)

J’ai surtout eu un coup de cœur pour cette chanson de Big Black Delta, Capsize. Big Black Delta n’est pas du tout un groupe des années 80 puisqu’il a été créé en 2010. Mais les sonorités y sont, tout en y glissant une certaine modernité qui donne un rendu ma foi très sexy.

Pour continuer sur la musique, AMC a posté des playlists relatives à chaque personnage (ça montre encore bien leurs psychologies très variées), vous pouvez aller les voir, elles sont vraiment bien ! (Celle de Joe est ma préférée, si vous voulez mon avis, et ça lui colle bien)

Le générique quant à lui vaut son petit coup d’œil, parce qu’il est très bien réalisé, beau et original !


En résumé…

On regarde. On regarde et on ne s’arrête pas. C’est rythmé, impulsif, et surtout

 Merci Joe

Merci Joe

Malgré les critiques plus qu’enthousiastes face à cette jolie nouveauté de l’année, la série a connu un accueil public mitigé. (La dure réalité du milieu des séries qui sont en constante et furieuse compétition, et c’est de pire en pire chaque année, avec ce nouveau statut d’extension du cinéma qu’elles se sont offertes à juste titre.) Néanmoins AMC a commandé une deuxième saison dont la date de diffusion n’est pas encore annoncée, mais que l’on attend avec impatience.

Vous allez être pris dans ce tourbillon informatique destructeur et il est dur d’en sortir ! Et en plus, bonne nouvelle pour les abonnés, la série est en pleine diffusion sur la chaîne Canal+ séries le mercredi soir !

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Lady Brett
Écrit par Lady Brett

Mais qui est cette folle de Lady Brett ? Vous devez sûrement vous poser cette question. Et bien je vais y répondre. Ayant eu la chance de grandir dans une maison pleine de livres et de films en tous genres (quand elle n’était pas en train de voguer sur les mers de son enfance) c’est assez naturellement qu’elle a développé une soif de découverte et de partage. De nature un peu trop passionnée, elle rêve sa vie en voyages, au sens littéral comme figuré. Quand elle n’a pas la chance de voyager quelque part, elle le fait dans sa tête rêveuse, grâce à la musique qu’elle écoute tout au long de la journée, ou bien aux nombreux films et séries qu’elle regarde tel un besoin vital, ou encore de ces livres qu’elle dévore par période. Elle aime découvrir, elle aime en parler, d’où l’idée de se lier à ses amies méduses pour ouvrir ce beau blog.

2 Commentaires
  1. […] l’on a vu depuis dans la peau de (l’infâme) Thranduil (Le Seigneur des Anneaux) et la série Halt & Catch Fire. Anna Friel joue le rôle de Chuck, étrangement remplie de joie de vivre et d’énergie pour une […]

  2. s3rie_s0u5-cot2_mr._robot.odt | Jellyfishthinks

    […] pincement au cœur quand je vois le peu de personnes qui connaissent et estiment des shows comme Halt and Catch Fire. Anybref, aujourd’hui je vous parle d’une série sûrement un peu plus connue, mais […]

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